Google+ Montebourg 06: Combien coûte la campagne du "Non" à la privatisation de l'aéroport de Nice ?

lundi 9 février 2015

Combien coûte la campagne du "Non" à la privatisation de l'aéroport de Nice ?

Christian Estrosi a choisi de consulter la population niçoise sur la privatisation possible de l'aéroport de Nice prévue par la loi Macron, actuellement en débat à l'Assemblée Nationale.
Ce choix peut surprendre pour au moins quatre raisons :
- Christian Estrosi a voté une loi en 2005 permettant l'ouverture du capital des aéroports, à la suite de quoi, en 2008, l'aéroport de Nice a perdu son statut d'établissement public.
- Alors que son opposition le lui réclamait, le Maire de Nice s'est refusé à organiser une consultation populaire sur le passage en souterrain de la ligne 2 du tramway et s'était alors montré peu favorable aux referendum locaux.
- L'ensemble des partis politiques siégeant au conseil municipal s'est prononcé contre la privatisation de l'aéroport. Il n'y a donc aucune opposition locale sur le sujet et la consultation ne servira pas à départager deux camps opposés.
- Ce n'est pas la Ville de Nice qui est actuellement actionnaire de l'aéroport mais la Métropole Nice Côte d'Azur. La logique voudrait que la consultation populaire soit métropolitaine et non communale.
Quand bien même nous sommes opposés à la privatisation de l'aéroport de Nice, quand bien même nous sommes par principe favorables à la consultation populaire locale, nous sommes en droit de nous interroger sur la pertinence de celle-ci, notamment au regard de son coût, annoncé à 100 000 € en Conseil Municipal.
Cette somme, si elle englobe la tenue des bureaux de vote et les envois des documents "papier" aux électeur, ne peut permettre de financer la campagne d'affichage massive déployée dans la ville :
  

Deux questions se posent alors :
- Combien coûte aux contribuables niçois la campagne publicitaire du "non" à la privatisation de l'aéroport de Nice ?
- Est-ce à la collectivité organisatrice de la consultation de dire aux citoyens ce qu'ils doivent voter ?
Deux questions auxquelles la consultation publique du 19 février ne permettra pas de répondre...

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