Google+ Montebourg 06: José Manuel Barroso «est le carburant du Front national», estime Montebourg

mardi 25 juin 2013

José Manuel Barroso «est le carburant du Front national», estime Montebourg



Article publié sur le site du Parisien le 23.06.13 :

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a accusé dimanche le président de la Commission européenne José Manuel Barroso d'être «le carburant du Front national».

Le ministre du Redressement productif  a accusé le  de la Commission européenne  d'être «le carburant du Front national», après ses propos qualifiant la position française sur l'exception culturelle de «réactionnaire».


«M. Barroso est le carburant du Front national. Voilà la vérité. Il est le carburant de Beppe Grillo(le comédien et homme politique italien, Ndlr)», a-t-il déclaré dimanche sur France Inter. «Je crois que la principale cause de la montée du Front national est liée à la façon dont l'UE exerce aujourd'hui une pression considérable sur des gouvernements démocratiquement élus», a-t-il estimé.

«Vous avez le président de la Commission européenne qui dit "Tous ceux qui sont anti-mondialisation, c'est des réactionnaires", c'est-à-dire ce sont des gens qui aujourd'hui ont institutionnalisé l'Union européenne comme anti-peuples européens», a-t-il poursuivi.
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Selon Montebourg, «finalement, l'Union européenne ne bouge pas, elle est immobile, paralytique. Elle ne répond à aucune des aspirations populaires (en Europe), sur le terrain industriel, sur le terrain économique, sur le terrain budgétaire, et finalement, ça donne raison à tous les partis souverainistes, j'allais dire anti-européens, de l'UE».

Alain Juppé critique aussi Barroso

Alain Juppé, ancien Premier ministre UMP, a affirmé dimanche que le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui avait qualifié de «réactionnaire» l'attitude de la France protégeant son exception culturelle, était «totalement archaïque». Le président de la commission «doit avoir une vision du monde qui doit dater des années 58», a affirmé M. Juppé, invité de «BFMTV politique» avec Le Point et RMC.

Lorsqu'on a fait le traité de Rome et le marché commun, «il s'agissait d'ouvrir les frontières entre les pays membres du marché commun qui étaient très cloisonnés. C'est ça qui nous a donné, entre autres, les trente glorieuses», a-t-il souligné. Mais «aujourd'hui, le monde est radicalement différent, il s'agit d'être en compétition avec des pays comme la Chine, le Brésil, l'Inde. Ça nous amène à avoir une vision de la concurrence totalement différente», a-t-il fait valoir.

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