Google+ Montebourg 06: Arnaud Montebourg : des idées, des rêves, et un ministère !

samedi 28 juillet 2012

Arnaud Montebourg : des idées, des rêves, et un ministère !

Arnaud Montebourg est "sur tous les fronts", le "bouillonnant ministre", "pompier de service", "en fait-il trop ?", et, d'ailleurs, "que peut réellement faire Arnaud Montebourg" ?

Depuis qu'il a été nommé ministre du redressement productif, l'opposition se déchaîne contre Arnaud Montebourg et la presse, d'abord amusée, parfois médusée, souvent par avance désabusée, regarde avec effarement cet objet politique non identifié : quoi, mais qu'est-ce donc, non, ce n'est pas possible, un homme... politique ? Un homme qui fait vraiment de la politique ? Un homme qui, une fois arrivé au pouvoir, fait tout, tout simplement, pour redonner le pouvoir au politique sur l'économique et le financier ?

Et bien oui, messieurs les journalistes, un homme politique, cela existe encore en France !

Et bien malins ceux qui chercheraient à mettre en défaut le défenseur de la démondialisation en cherchant les contradictions entre Arnaud Montebourg candidat aux primaires citoyennes et Arnaud Montebourg ministre : il n'y en a pas...

En effet, qu'a fait Arnaud Montebourg depuis son arrivée au ministère ?

Outre la mise en place de 22 commissaires du redressement productif (un par région) afin de prévenir le plus tôt possible les plans sociaux et de trouver autant que faire ce peut des repreneurs pour éviter les licenciements, prenons deux exemples significatifs de son action : les hotlines de téléphonie mobile et le plan de relance du secteur automobile.

La relocalisation des hotlines et la « surenchère protectionniste » :

Les opérateurs de téléphonie mobile ont délocalisé massivement leurs hotlines à l'étranger, souvent en Afrique du nord. Arnaud Montebourg réfléchit à la manière de ramener en France les hotlines et de relocaliser ces emplois.

Il reçoit les dirigeant de ce secteur et les incite à relocaliser les hotlines, et, de ce fait, leur pose la question du patriotisme industriel.

Mais rapatrier plus de 10 000 emplois en France a, pour les opérateurs, un coût indéniable. Ce coût s'élèverait à 20 centimes par mois et par abonnement.

Et Montebourg pose alors la question du patriotisme industriel aux consommateurs : "Est-ce que les consommateurs sont prêts à accepter une légère hausse de prix en contrepartie de la relocalisation d'emplois qui sont en train d'être détruits ? Cette question mérite d'être posée au plan national."

Parallèlement à cela, Arnaud Montebourg s'oppose à la délocalisation au Maroc du centre d'appels téléphoniques des transports franciliens et, se faisant, pose la question du patriotisme industriel aux pouvoirs publics en interpellant Jean-Paul Huchon, président de la région Ile de France : "Nous nous battons pour relocaliser les emplois, ce n'est pas pour accepter qu'on les délocalise" !

On pourrait en effet s'attendre à ce que l'Etat et les collectivités territoriales soient exemplaires en la matière...

Jean-Paul Huchon rappelle, pour sa défense, que ce sont les conditions de passation des marchés publics qui ont contraint à la délocalisation au Maroc de ce service, le prestataire français n'étant plus compétitif.

Il reçoit alors le soutien de François Hollande lui-même, le président de la République intervenant directement dans cette affaire pour rappeler qu'il est « opposé à une surenchère protectionniste ».

Et bien oui, Monsieur le Président, il s'agit très précisément de protéger nos emplois !

Et si le code des marchés publics nous oblige à délocaliser, en prenant le profit comme critère exclusif, même au détriment de l'emploi, modifions le code !

L'affaire Peugeot PSA et le plan de relance du secteur automobile :

Dès son arrivée au ministère, Arnaud Montebourg s'est inquiété de la situation du secteur automobile et a écrit aux dirigeants de Peugeot PSA pour connaître la situation réelle du groupe. Ce même groupe a alors annoncé la suppression prochaine de 8 000 emplois.

Arnaud Montebourg et Michel Sapin ont annoncé un plan de relance du secteur automobile. Se faisant, le défenseur de la démondialisation ne fait que mettre en actes son programme politique, décliné depuis les primaires citoyennes :
  • Mutation environnementale de nos modes de production et de consommation, en promouvant les véhicules propres par l'augmentation des bonus à l'achat des véhicules hybrides et électriques.

  • Exemplarité des pouvoirs publics qui n'achèteront plus que des véhicules à usage urbain. L'Etat achètera, par ailleurs, 11 000 véhicules hybrides par an.

  • Financement de l'innovation avec 350 millions de crédits d'investissement d'avenir débloqués pour la recherche et réorientés pour les constructeurs automobile, avec accès facilité et pérennisé au crédit impôt recherche aux PME.

  • Aide aux sous-traitants de la filière automobile puisque Ozéo (la banque des PME) va mobiliser 150 millions pour "soutenir leur trésorerie", et ils pourront "solliciter plus de 450 millions d'euros de financement dédiés à la modernisation des sites et l'investissement industriel". 

  • Protection du pouvoir d'achat en exigeant des constructeurs automobiles, en contrepartie de ces aides, le maintien des prix actuels de ces véhicules.

  • Protection de l'industrie française et lutte contre les délocalisation en exigeant des constructeurs automobiles, en contrepartie de ces aides, le maintien des sites de productions.

  • Dénonciation de la concurrence déloyale en demandant à l'Union Européenne des mesures de surveillance de l'accord de libre échange entre la Corée du Sud et l'UE, notamment au sujet des droits de douane pratiqués qui ouvrent la porte de l'Europe aux voitures coréennes très compétitives.

Le silence de Mélenchon et de l'extrême gauche

On le voit, Arnaud Montebourg cherche a sauver des emplois, à lutter contre les délocalisations, à rendre les pouvoirs publics exemplaires, à mettre sous condition les aides de l'Etat, à lutter contre les méfaits d'un libre échange dérégulé, à relancer et protéger nos industries... et, pour l'instant, enregistre beaucoup de critiques et bien peu de soutiens !

Où sont les Mélenchon, les Emmanuelli, les Besancenot, les Filoche, et les autres, tous ceux qui clament ces même idées depuis des années et qui regardent bien silencieusement Arnaud Montebourg subir les pires critiques simplemement parce qu'il les met en œuvre ?

Saluons donc le soutien affiché de Benoit Hamon, en espérant qu'il fasse des émules...


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