Google+ Montebourg 06: Todd : la France n'est pas l'Allemagne, ce n'est pas germanophobe de le dire

mardi 13 décembre 2011

Todd : la France n'est pas l'Allemagne, ce n'est pas germanophobe de le dire

Propos recueillis par Philippe Cohen - Marianne | Mardi 13 Décembre 2011


Profitant de la polémique née de la saillie d'Arnaud Montebourg, l'anthropologue revient sur le suivisme des milieux dirigeants français à l'égard de l'Allemagne. Pour lui, les contours du nouveau Traité semblent indiquer que Sarkozy, Fillon et Juppé sont passés de la servitude volontaire traditionnelle de la bourgeoisie française à la servitude tout court , comme s'ils ne représentaient plus que les intérêts les plus étroits des banques françaises.

Les propos d’Arnaud Montebourg et d’autres dirigeants socialistes dénonçant le comportement des responsables allemands dans la crise européenne ont fait surgir une polémique sur « la germanophobie ». La jugez-vous inutile ou significative ? 


Emmanuel Todd : Elle est utile, mais il faut la mener jusqu’au bout.  J’ai été frappé par la bonne conscience des dirigeants de droite. Ils pensaient pouvoir intimider ceux des hommes politiques qui posent pourtant une vraie question. Alors que la grandeur de la culture française est la notion d’homme universel, sa grande faiblesse est de ne pas être capable d’analyser des sociétés différentes, au nom, justement, de cet universalisme. Dans les années d’après-guerre, ne pas parler de la différence allemande était de bonne politique. Mais nous ne sommes plus dans l’après-guerre. Personne ne va faire la guerre à personne et des problèmes économiques  nouveaux se posent en Europe, qui résultent largement des différences de culture et de mœurs  entre peuples européens. Nous devons donc analyser le comportement spécifiques de l’Allemagne et en saisir les racines anthropologiques pour comprendre la nature et la profondeur des contradictions de l’Europe. 

  

Pouvez-vous préciser cette singularité allemande ? 

L’Allemagne a conduit une adaptation particulière à la globalisation. Elle a délocalisé une partie de la fabrication de ses composants en Europe de l’Est, hors zone Euro, pour profiter du très bas coût du travail. Elle a pratiqué en interne une politique de désinflation compétitive en comprimant sa masse salariale. Le salaire moyen allemand a baissé de 4,2% en dix ans. L’Allemagne a obtenu un avantage compétitif, non sur la Chine – dont les taux de salaire sont vingt fois inférieurs, et le  déficit commercial de l'Allemagne avec ce pays est d'ailleurs comparable à celui de la France, autour de 20 milliards d’euros –, mais sur les autres pays de la zone euro dans lesquels une politique de compression salariale n’est pas concevable pour des raisons culturelles. L'euro, qui empêche structurellement l’Espagne, la France, l’Italie et les autres pays de l’Union de dévaluer, a fait de la zone euro un espace d’exportation allemande privilégiée. C’est ainsi que sont apparus des déséquilibres commerciaux entre l’Allemagne et ses partenaires depuis la création de l’euro. En fait, ce sont ces déficits commerciaux internes à la zone euro qui sont la réalité du problème européen et non les déficits budgétaires qui n’en sont qu’une conséquence lointaine. 



Cette politique allemande est analysée comme une évidence, un lieu commun depuis des années, y compris par des économistes « mainstream » tels que Xavier Timbeau ou Patrick Artus. Continuer à ne pas parler de l’Allemagne revient à s’interdire a priori de poser le bon diagnostic sur la crise de l’euro. Il faut donc se demander pourquoi dans leurs discours, Sarkozy, Fillon et Juppé n’évoquent pas ce jeu économique très particulier de l’Allemagne. 

  
Sarkozy a cependant parlé, dans son discours de Toulon, du traumatisme allemand lié, selon lui, à l’hyperinflation des années 1920. 

Mais c’est justement cela qui est très intéressant ! Un traumatisme psychique est évoqué. La seule spécificité allemande que nous sommes capables d’évoquer est d’ordre pathologique. Ceux qui sont censés lutter contre la germanophobie semblent en fait tétanisés par la perception de l’Allemagne comme un grand malade qu’il ne faudrait surtout pas brusquer sous peine d’encourir un autre dérapage encore plus inquiétant … Nicolas Sarkozy et ceux qui, comme lui, pensent qu’il convient de ménager l’Allemagne, sont enfermés dans l’histoire trouble du xxe siècle. Ils n’arrivent pas à penser qu’il s’agit d’un pays normal mais différent, possédant des atouts et des faiblesses et que  les concepteurs de la monnaie unique – français –ont mis, par inadvertance, dans une position dominante qu’elle ne recherchait pas forcément. L'Allemagne profite de cette position parce que personne n’ose rien dire. Si on s’émancipe de la névrose allemande des élites politico-économiques françaises, on revient dans l’analyse d’un monde normal:  des rapports de force économiques et stratégiques dans lesquels nous voyons se développer une stratégie allemande spécifique élaborée sans aucune concertation avec ses partenaires européens. 



Exemple : sans aucune concertation préalable, alors que le sujet concerne tout le continent, l’Allemagne choisit de renoncer au nucléaire. Cette politique suppose un accord stratégique avec la Russie que personne, et surtout pas les écologistes, n’évoque dans le débat public. 


Il existe bien une névrose française vis-à-vis de l’Allemagne, une incapacité à la regarder telle qu’elle est et qui interdit de voir à quel point ce pays construit une stratégie singulière, indépendante de toute idée de solidarité européenne. Certains  européistes de tradition anglophobe se sont félicités de l’isolement du Royaume-Uni lors de la dernière phase de la crise européenne. Ils semblent avoir déjà oubliés que la France a mené sa dernière guerre aux côtés de ses fidèles alliés britanniques en Libye,  sous l’œil désapprobateur de l’Allemagne, qui, elle, parfaitement cohérente, s’efforce, chaque fois qu’elle le peut, de contrecarrer l’action de la France en Méditerranée. Henri Guaino a, d’ailleurs, été l’une des victimes de cette stratégie cohérente qui a envoyé au tapis son Union pour la Méditerranée. 


Les Allemands ne seraient-ils pas choqués d’entendre parler d’eux de cette façon, comme s’ils étaient différents de nous ? 

Pas du tout , ils seraient soulagés d'avoir enfin le droit d'exister tels qu'ils sont, puisque, à la différence de la tradition française, le socle culturel allemand n’est pas fondé sur l’idée d’homme universel. Pour les Allemands, il est naturel de penser les cultures comme différentes, avec des aptitudes économiques différentes. Je vais prendre un exemple. Je viens de lire un livre très intéressant, Hidden Champions, écrit par Hermann Simon,  responsable d’un cabinet allemand de conseil en entreprise. L’ouvrage étudie à l'échelle mondiale le succès des PME exportatrices dans des niches spécifiques pour lesquelles elles disposent d’un avantage décisif de qualité et de technologie et qui ont profité de la globalisation. L’auteur n’hésite pas à dire que le monde germanique – l’Allemagne mais aussi la Suisse alémanique, l’Autriche et la Scandinavie – est le territoire le plus fécond pour ce genre d’entreprise. Bref, cette analyse pourrait être qualifiée de vision ethnique de l’économie. Simon souligne d’ailleurs l’insertion rurale de ces entreprises et le caractère familial et patriarcal traditionnel de leurs structures d'autorité. 


Faut-il forcément le croire ? 

La loi que décrit Simon n’est pas absolue. On peut trouver des zones de PME exportatrices similaires au Japon et dans quelques régions françaises, comme la Vendée ou Rhône-Alpes. Ce phénomène relève d’une analyse anthropologique planétaire qui dépasse le cas allemand. Les sociologues de la famille appellent famille-souche les systèmes familiaux paysans désignant l’aîné des garçons comme héritier, imposant sa cohabitation avec ses parents, et définissant les autres frères et sœurs comme inférieurs. Or, cette famille-là, qui certes n'existe plus dans les pays avancés,  a néanmoins transmis ses valeurs – autorité, inégalité, discipline –, bref la hiérarchie sous toutes ses formes, aux sociétés industrielles et postindustrielles. De ce point de vue, et c’est là que l’on s’éloigne de toute idée de germanophobie, le Japon ne diffère guère de l’Allemagne. Les sociétés japonaises et allemandes combinent une ressemblance de structures familiales originelles et une grande similitude économique : puissance industrielle, excédent de la balance commerciale. Il y a des différences: la culture japonaise est obsédée par le désir de ne pas blesser autrui, la culture allemande valorise une franchise brutale. 


La démographie vieillissante dans les deux pays est une autre similitude. 

Ces deux pays ont les populations les plus âgées au monde. L’âge médian y est de 44 ans, contre 40 en France, et la fécondité y oscille entre 1,3 et 1,4 enfant par femme, contre 2 en France. Ces différences de fécondité s’expliquent bien sûr par un statut différent de la femme. En France, les femmes peuvent combiner travail et enfants quand elles doivent choisir entre les deux en Allemagne ou au Japon. 


La famille française d’autrefois était-elle elle si différente ? 

La famille parisienne du bassin parisien était construite sur des principes opposés. L’arrivée à l’âge du mariage supposait pour les enfants la fondation d’une unité domestique autonome. Les héritages étaient divisés entre tous les enfants, garçons et fille, de façon égalitaire. Les valeurs de ce système étaient la liberté et l’égalité, devise implicite des familles avant d'être celle de la République. 


N’est-ce pas la différence de régime démographique qui explique les comportements divergents ? 

La vérité de l’Allemagne et de la France est que tout y est différent : démographie, statut des femmes, interactions familiales, structures industrielles. Mais pourquoi avoir peur de cette diversité ? Ce qui est inacceptable est de faire comme si ces différences n’existaient pas. Quand Nicolas Sarkozy déclare dans Le Monde (du 13 décembre) : « Nous n’avons pas le droit de diverger avec l’Allemagne, car la divergence conduit à l’affrontement. », il montre qu’il ne comprend rien à la situation et aux relations franco-allemandes. Dans le contexte de déséquilibre commercial devenu un gouffre sous sa présidence nous devons nous poser la question, très inquiétante, du  rapport au réel de notre président. Mais en vérité tout cet entretien abracadabrant pose la question du rapport au réel du Président français. 


Mais pourquoi les Allemands acceptent-ils ce que les Français refusent, la rigueur et l’austérité ? 

Ce sont ces valeurs de discipline et de hiérarchie qui ont permis l’acceptation par la population de la désinflation compétitive. Ce sont des valeurs d’intégration des individus, à la famille autrefois, à la collectivité aujourd’hui, qui ont permis l’émergence d’un patronat organisé délibérant collectivement d’une stratégie patronale globale dont Angela Merkel n’est probablement que la représentante. 


Votre analyse ne suppose-t-elle pas quelque chose d’anormal dans la culture allemande ? 

Non, elle est complètement normale ! Mais comme toutes les cultures humaines, elle n’est pas que rationnelle. Le système néolibéral est en crise, il s’effondre à cause de ses contradictions internes. Chaque peuple réagit à sa manière en se ressourçant dans sa culture originelle. C’est d’ailleurs ce qui m’a frappé en visitant les zones dévastées par le tsunami lors d’un voyage récent au Japon : la solidarité horizontale des groupes - communautés, entreprises -, au coeur de la culturelle traditionnelle , s'y est substituée, pour assurer la reconstruction, aux institutions politiques dépassées. L'autorité est au Japon plus diffuse, moins exclusivement verticale, plus courtoise aussi, qu'en Allemagne. Le refus de Cameron et des Britanniques marque sans doute le début d’une phase dans laquelle la Grande-Bretagne ira chercher dans sa culture la plus profonde -un sens absolu de la liberté qui n'exclut pas l'appartenance collective à une nation-  ce qui lui permettra de surmonter la crise. L’adaptation à la globalisation de l’économie allemande s'est appuyée sur un ressourcement et un renforcement de la culture traditionnelle de l’Allemagne. Cela dit,  les cultures autoritaires ont toujours deux problèmes fondamentaux :  la rigidité mentale et  l'anxiété du chef. Je m’explique : quand on y est pris dans une structure hiérarchique qui fonctionne , tout le monde se sent bien, sauf celui qui est tout en haut de la pyramide. 


Vous pensez à Hitler ? 

Non, plutôt à Guillaume II, et aussi à l’armée japonaise qui est entrée en guerre sans que personne ne sache qui l’a décidé. La rigidité est souvent surmontable: le patronat allemand a très bien compris que la mort de l’euro le mettrait en danger, à cause de la possibilité qu'elle donnerait à la France et à l’Italie de dévaluer et donc de gagner en compétitivité face aux entreprises allemandes. Son comportement est donc rationnel et pragmatique, il veut sauver l'euro , et Angela Merkel suit. Mais je sens aussi dans la volonté d’inscrire dans les constitutions nationales des règles absolues de fonctionnement économique l’expression d’une angoisse,  comme si l’on voulait remplacer le peuple libre ou le chef raisonnable par une autorité automatique qui règlerait le problème des Allemands avec l’autorité de dernière instance. Le concept de règle d'or, qui veut mettre "hors histoire" un élément de l'activité humaine, est il faut le dire intrinsèquement pathologique. Mais les dirigeants Français ont favorisé, encouragé cette pathologie, poussant la culture autoritaire allemande sur sa pente dangereuse naturelle. La politique française pourrait être en train de rendre l'Allemagne anormale. 


Cette vision n’est-elle pas un peu ancienne ? Cette typification des genres nationaux n’est-elle pas chamboulée par la modernité ? 

Ecoutez. Je vais prendre brutalement un exemple pour bien me faire comprendre. Nous sommes sur une route française. Des gendarmes sont cachés pour surprendre des excès de vitesse. Des appels de phare issus de la communauté délinquante française nous avertissent pour faire attention. Nous voici en Allemagne. Quelqu’un gare mal sa voiture. Un voisin appelle la police. Le fonctionnement concret de l’économie a un rapport avec ces comportements sociaux standard qui définissent un rapport fondamental à l’autorité. Admettons, sans les juger, mais une fois pour toutes, que la France et l'Allemagne sont deux mondes différents. La règle d’or a un sens - certes pathologique - dans l’un de ces deux mondes et aucun dans l’autre. Ou alors, nos dirigeants, qui nous donnent l’Allemagne en modèle, doivent avoir le courage de nous demander de dénoncer nos voisins quand ils garent mal leur voiture… D'ailleurs la règle d’or du futur traité européen suppose non seulement une discipline parfaitement intériorisée mais aussi la surveillance du budget du voisin. 


Vous allez bientôt me parler de Bismarck.  N’est ce pas de la germanophobie ? 

Non, c’est de l’anthropologie de type culturaliste dans la tradition américaine. Quant à Bismarck, je dois confesser mon admiration pour le personnage, l’un des très rares conquérants qui ait su s’arrêter une fois l’unité allemande acquise. Tout le contraire de Napoléon ou de Guillaume II. 


On peut néanmoins comprendre que les Allemands, qui ont déjà eu le sentiment de payer fort cher la réunification, ne souhaitent pas financer les Grecs ou les Italiens. 

La population allemande dans son ensemble a tout à fait le droit de ne pas comprendre le mécanisme qui a mené aux déficits commerciaux des pays du Sud et par là même aux déficits budgétaires, et ce d’autant plus que les performances à l' exportation de l'Allemagne  n’ont pas vraiment profité à sa population. 


Comment  expliquer cette soumission du gouvernement français ? Le syndrome de Montoire ? 

Si je cherchais la source de ce comportement, je n’irais pas du côté de Vichy. D’abord parce que la Wehrmacht n’est pas là, et ensuite parce que la France dispose de l’arme nucléaire. Le fondement du comportement des classes supérieures provient de deux facteurs. D'abord un fantasme bourgeois français traditionnel: ah comme ce serait bon de gouverner une population disciplinée ! 


Mais il se passe aussi quelque chose d’assez neuf dans les relations entre les classes dirigeantes françaises et allemandes. L’un des traits communs à toutes les sociétés développées est l’émergence d’un groupe de 1% les plus riches fortement associé au système bancaire et aux activités financières. Un rapport nouveau est en train de s’établir entre les 1% français et les 1% allemands. L’établissement de la monnaie unique et d’une Banque centrale est en train de créer une domination de l’oligarchie allemande sur l’oligarchie française, telle qu'il n'en avait jamais existé dans l’histoire. Nous découvrons aujourd’hui que les Etats ont perdu leur capacité de création monétaire tandis que les banques ont conservé la leur mais, supervisée depuis Francfort. Un anthropologue est moins intéressé par le statut théorique de la Banque centrale européenne que par le fait qu’elle est installée en Allemagne. Le FMI est de mœurs américaines parce qu’il est à Washington. La BCE est allemande parce quelle est à Francfort même si son président est originaire d’un pays latin. Ainsi les banques françaises sont-elles placées sous une tutelle externe. Ce qui me frappe depuis le début de cette crise est de constater à quel point le gouvernement français – en fait Sarkozy plus encore que Fillon – se comporte comme le représentant des banques française auprès d’une instance supérieure, et tente d’obtenir de l’Allemagne une certaine protection des intérêts bancaires français. Pour moi, l’élément le plus important du futur  nouveau Traité est cette disposition selon laquelle il n’y aura jamais plus de défaut sur la dette. Un traité international pour protéger les riches: on vit une époque formidable! aurait dit Reiser. 


Pourquoi les dirigeants européens réitèrent-ils la même illusion que celle de Maastricht, croire qu’un texte va régler tous les problèmes d’un continent ? 

L’analyse historique de ce processus n’est pas simple. Les oligarchies qui émergent sont récentes, et non stabilisées. Mais le lien nouveau entre la France et l’Allemagne va au-delà de la germanophilie des classes dirigeantes. On est passé de la servitude volontaire à la servitude tout court. Une telle évolution est cependant périlleuse pour le gouvernement car le support social de cette politique est très étroit, au maximum une caste de 1% et non plus une couche de 20 ou 30% qui constituait le noyau dur du oui à Maastricht. On accuse toujours le PS de laisser tomber les classes populaires. Mais la droite est en train, elle, de se séparer des classes moyennes. 


Pensez-vous que les Français auront la capacité de résister à une nouvelle séquence d’austérité et de déflation ? 

Si j’en crois les statistiques de l’OCDE ainsi que les travaux de l’économiste Thomas Piketty, l’évolution des inégalités en France est contradictoire : d’un côté, depuis les années 2000, on constate un enrichissement considérable des 1% des Français, et plus encore et surtout des 0,1% les plus riches, mais de l’autre, les écarts entre les 9 % suivants et le reste de la population ne sont pas accentués, contrairement à ce qui s’est passé dans les autres pays développés. On comprend mieux les exhortations frénétiques des oligarques français à abattre l’Etat-providence ! Le principe d’égalité qui régit la société française continue de fonctionner. Ce qui constitue une menace, et un vrai suspense : cette hyper élite de 0,1% va-t-elle garder le pouvoir ou devoir s’expatrier ?  La France n'est-elle pas sur le point , face à la crise, de se ressourcer dans ce qui fait sa nature et sa force: la liberté et l'égalité ?

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