Google+ Montebourg 06: "Développement durable, décroissance et démondialisation", par Catherine Charlot-Valdieu et Philippe Outrequin

lundi 19 décembre 2011

"Développement durable, décroissance et démondialisation", par Catherine Charlot-Valdieu et Philippe Outrequin

Peut-on encore parler de développement durable ?

Au moment où les négociations de Durban ont plutôt échoué et où la crise économique et financière a pris le pas sur tous les autres problèmes de développement, il est opportun de se poser la question de savoir si le développement durable n’a pas été un effet de mode et si ce terme a encore un sens.

Il est évident que les approches intégrant les dimensions économiques, sociales et environnementales ont plus que jamais un sens, avec la tentation de beaucoup de dirigeants d’inféoder le social et l’environnement à l’économie.
Mais c’est le terme de développement durable qui est en cause : il est utilisé à toutes les sauces et principalement en le limitant à la sphère environnementale ; de plus le concept de développement durable n’a pas su en vingt cinq ans d’existence proposer une alternative au néolibéralisme et au libre échange, il n’a pas répondu aux aspirations et attentes des populations et c’est là que se situe principalement l’échec des conférences sur le climat ou sur le développement.
Il est aussi nécessaire de mettre en relation le développement durable avec les idées émergentes de démondialisation, de décroissance, de nouveaux indicateurs de richesse qui cherchent à créer ces alternatives.
Le concept de développement durable a aussi été utilisé à différentes échelles du territoire : stratégie européenne, nationale, politiques ou actions régionales ou locales… et ceci ne fait que renforcer la confusion. Confusion entre un concept, une politique et une démarche.
Nous considérons aujourd’hui que ce terme de développement durable n’a réellement de sens qu’à l’échelle locale où des démarches de développement durable peuvent être mises en œuvre : intégrées, transversales, participatives et démocratiques. Au-delà de cet échelon, ce sont d’autres rapports de forces qui peuvent contribuer à définir des politiques environnementales (lutte contre le changement climatique, préservation de la biodiversité…) ou sociales (égalité des sexes, lutte contre le travail illégal…) mais qui ne sont jusqu’à présent jamais intégrées à la dimension économique.

Le texte complet :

Par Catherine Charlot-Valdieu et Philippe Outrequin

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