Google+ Montebourg 06: Les arguments fallacieux du libre échange

mardi 30 août 2011

Les arguments fallacieux du libre échange

La financiarisation des entreprises-(obtenir 10 à 15% de rendement annuel du capital et accroitre la valeur boursière)-a imposé le plus lourd des oukases qui impose de “considérer” le travail comme un “coût” de la production et non comme une source de valeur ajoutée.
Le travail est, du point de vue comptable, une source économique de la valeur ajoutée tant à l’échelon de chaque entreprise qu’à l’échelon de l’économie d’un pays dans son ensemble.
Cela signifie qu’au regard des comptabilités privées et nationales,le travail n’est qu’une consommation,comme l’achat des matières premières ou des produits semi-finis nécessaire à la production.

Le travail incorporé à la valeur ajoutée implique qu’il a valeur productive.
La valeur ajoutée n’est ni plus ni moins que la production.
Le PIB d’une nation est constitué par la somme des valeurs ajoutées des entreprises travaillant sur son territoire.
Délocaliser le travail,c’est considérer le travail comme un coût à l’état pur,un coût excessif.Il y a la volonté de séparer moralement l’entreprise et le travail.
Le plaidoyer ordinaire en faveur du libre-échange mondial est toujours basé sur 4 arguments économiques,toujours présentés avec la force apparente de l’évidence.
  1. L’ouverture réciproque des marchés est la condition d’une concurrence aussi large est aussi intense que possible.
  2. L’ouverture de nos marchés serait une condition préalable de l’accès des pays pauvres au développement.
  3. Le déversement des productions réalisées dans les pays à bas coût du travail sur les marchés riches serait la contrepartie de l’écoulement des productions plus élaborées des pays industrialisés en direction des pays pauvres ou émergents.
  4. L’importation par les pays riches des produits réalisés à bas prix dans les pays à bas salaires serait un facteur d’accroissement du pouvoir d’achat des salariés des pays riches.
Nous répondrons à ces 4 arguments fallacieux.
Au prochain épisode.

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